19.01.2012

Le Top 5 des Néo-Zélandais en 2011

Nous avons demandé à trois Néo-Zélandais triés sur le volet de nous présenter leurs cinq albums préférés de l’année 2011. Seule condition : qu’il s’agisse de musiciens kiwis, bien sûr. Le résultat est tout à fait à la hauteur de nos attentes : diversifié à souhait, il fait la part belle aux découvertes, ce qui était, à vrai dire, le but de l’exercice…




stephen O'Hoy.jpg Stephen O’Hoy est le directeur du site de musique en ligne néo-zélandais Amplifier, l’un des plus vieux sites légaux de téléchargement au monde. Il dirige aussi l’entreprise Digital Rights Management NZ, en plus de siéger au conseil d’administration de Independent Music New Zealand. Stephen est aussi le père s’une petite fille d’un an dont il se dit très fier.


"Kia ora, voici mes cinq albums favoris de l’année 2011 :





The Yoots.jpgThe Yoots - Sing Along With the Yoots

Ce groupe né en 2006 autour de Joe Lindsay, fameux tromboniste mieux connu sous le surnom de Hopepa, compte aujourd’hui près d’une douzaine de musicos. Leur musique débridée et fraîche oscille entre calypso-ska et country-soul.




Will Crummer.jpgWill Crummer - Shoebox Love Songs

Cette légende néo-zélandaise de la musique polynésienne n’avait pas sorti de disque depuis presque quatre décennies. L’album est assorti d’un DVD documentaire de 50 minutes réalisé par Costa Botes et contant l’histoire derrière la musique de Will Crummer. L’album a été enregistré à la fin de l’année 2010 dans les studios de Neil Finn à Auckland.


Andrew Keoghan.jpgAndrew Keoghan - Arctic Tales Divide

Le premier album d’Andrew Keoghan, auteur-compositeur polyinstrumentiste de formation classique (il a étudié le chant et le violon). Le premier single, intitulé « ça va bien merci », est en vente depuis septembre 2011 sur ITunes. Il s’agit d’une chanson influencée par Gainsbourg qui a été beaucoup jouée sur Radio New Zealand National.


cobra khan.jpgCobra Khan – Adversities

Ce quintet d’Auckland n’avait rien publié depuis 2008. Le retour sur la scène « heavy » a été gagnant avec « Adversities » en 2011.






LAMitchell.jpgL.A. Mitchell - The Concept EP #2 with D:UNK

Bien connue pour ses antécédents dans le domaine du jazz, L.A. Mitchell a toujours aimé explorer de nouvelles avenues. Pour ce second EP collaboratif, elle a travaillé avec le DJ et producteur George Duncan (D :UN K). Le résultat, assez étonnant, se situe quelque part entre funk numérique et ballades soul.

Ka kite ano, Stephen


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Fleur_Solo_Album_Promo_.jpg Fleur Jack est animatrice à Kiwi FM, l’une des stations les plus écoutées d’Auckland. C’est aussi une musicienne : elle compose depuis l’âge de 8 ans et prépare actuellement la sortie de son tout premier album, prévue cet hiver, et pour lequel une levée de fonds a été lancée sur le site Sellaband.










Timothy Blackman.jpgTimothy Blackman - Everybody Needs Something to Hold Onto

J’étais en tournée en Amérique du Nord en septembre et Tim (lui aussi néo-zélandais) est venu me voir jouer au Laurelthirst Pub à Portland. Il m’a remis son CD en mains propres. Alors que je quittais Portland sur l’autoroute 101, j’ai écouté son disque et n’ai pu retenir mes larmes. C’est l’un des albums que j’ai le plus écoutés durant ma tournée. Il est extrêmement touchant.


The Checks.jpgThe Checks - Deadly Summer Sway

The Checks est un groupe fondé à Auckland en 2002 ou 2003. Il s’agit de leur troisième album studio et ils n’ont cessé d’évoluer musicalement, et c’est ce que j’aime chez eux. Au départ, c’était un vrai groupe de rock’n’roll, mais ce dernier opus est plus réfléchi, sans doute un peu plus sombre aussi… Pour ceux qui veulent en savoir plus, leur site Web propose quelques clips assez zarbi qui méritent le détour.


The Nudge.jpgThe Nudge - Big Nudge Pie

Ce groupe venu de nulle part a fait irruption sur la scène néo-zélandaise cette année. Je les ai reçus dans mon émission de radio où ils ont joué live. Ce fut mon émission favorite de l'année 2011. Le disque est à la fois doux, rythmé, rock, psychédélique et même funky. La plus belle surprise de l’année en ce qui me concerne.


Newtown rocksteady.jpgNewtown Rocksteady - Self Titled

Newtown Rocksteady est un groupe reggae de Wellington où je m’étais rendue pour interviewer James, de la formation The Nudge. C’est alors qu’il m’a remis le CD des Newtown, groupe dont il fait aussi partie. Il est impossible de ne pas se laisser entraîner par les rythmes contagieux de ce disque. C’est l’album idéal pour un trajet en voiture, les fenêtres grandes ouvertes et la pédale d’accélérateur au plancher.
.

arcofascent.jpgArc of Ascent - Circle of the Sun

Voilà un « band » qui devrait contenter les amateurs de metal. J’ai découvert ce groupe de Hamilton au festival Stonerfest 2011 à Auckland. Leurs riffs sont diaboliques. C’est assez lourdingue pour pouvoir s’appeler metal mais il n’empêche qu’on arrive à danser sur leur musique. C’est vraiment un groupe à découvrir, à mon humble avis !

Cheers
Fleur


Un premier single de Fleur Jack est en vente sur le site de musique en ligne Amplifier. On peut l'écouter ici.


+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


Louise Hayward.jpg Louise Hayward, qui est agent artistique pour la société Beacon Music Promotions Ltd à Auckland, confesse être une fan de la première heure des frères Finn (Tim et Neil). Or, il se trouve que la production de la famille Finn a été particulièrement abondante cette année, ce qui explique la tonalité de ses choix ! « Je suis toujours très enthousiaste à l’idée de voir arriver un nouvel album des Finn, alors vous pensez bien que quatre albums dans l’année, c’était carrément inespéré ! », souligne-t-elle.






starttofinish.jpgCrowded House Intriguer Live – Start to Finish (CD + DVD)

C’est mon album favori de l’année 2011 ! Grâce à cet opus live combinant CD et DVD, je peux désormais revoir à loisir le concert d’une vie ! Filmé dans le cadre somptueux de l’hôtel de ville d’Auckland, ce show était magnifié par d’incroyables jeux de lumière. En écoutant cet album, j’ai eu l’impression de me retrouver entre amis, au milieu du public. La façon dont Neil Finn s’adresse à son public donne une idée de la magie inhérente aux concerts de Crowded House. Les plus récentes créations du groupe, ici mélangées à des classiques de toujours, font de ce disque l’un des meilleurs de la décennie, à mon sens.



liamfinn.jpgLiam Finn - FOMO

La star néo-zélandaise de la pop rock indie, Liam Finn (qui n’est autre que le fils de Neil Finn), cartonne cette fois encore avec FOMO, son second opus. Fermez les yeux et vous pourrez l’imaginer sautant d’un instrument à l’autre, tel qu’il le fait à chacun de ses concerts. Ses chansons aux strates multiples révèlent un auteur-compositeur au sommet de son art. Parmi les chansons que je préfère : « Cold feet », qui chatouille les sens avec un certain bonheur ; « Jump your bones », avec Glen Kotche du groupe Wilco, et « Chase the seasons », où son frère Elroy joue des percussions.


pajama_club.jpgPajama Club

Je me suis toujours dit que certaines des meilleures chansons étaient écrites la nuit. Le Pajama Club fondé par Neil Finn et sa femme Sharon en sont un très bon exemple. Les morceaux osent aborder des sujets qui hantent nos nuits. Les mélodies sont éblouissantes, fidèles à la marque de fabrique des Finn. Mes chansons préférées : « Tell me what you want », « Diamonds in her eyes », dont l’intensité et la profondeur ne sont sans doute pas étrangères à l’implication de Sean Donnelly. Du bonheur à l’état pur !

Tim-The view.JPGTim Finn - The view is worth the climb

Tim Finn n’est pas seulement l’un de nos plus grands auteurs-compositeurs, c’est aussi un vrai philosophe à ses heures. Son nouvel album est une célébration de la vie, des rêves réalisés ou pas, ou simplement du bonheur d’être en vie et d’arriver à en tirer le meilleur.
La chanson “People like us”, aux paroles splendides, repose sur un jeu de piano vraiment somptueux. Il me tarde déjà d’entendre l’album suivant !


anna coddington.jpgAnna Coddington - Cat and Bird

Un ami m’a conseillé de visionner une video d’une chanson d’Anna Coddington et cela a suffi à faire de moi une fan. Ce qui explique qu’elle se retrouve, du coup, dans mon top 5. Cet album frais et emballant montre qu’Anna a un objectif et qu’elle sait ce qu’elle doit faire pour le mener à bien.

10.01.2012

Albums de légende. "How Bizarre" par OMC

omc.jpgS'il y avait un album de légende à citer et un seul au milieu de l'abondante Histoire du disque néo-zélandais, il serait difficile de zapper celui qui s'est le plus vendu à ce jour, à savoir "How Bizarre", de la formation OMC, Otara Milionaires Club. Curieusement, ce duo n'aura pondu qu'un album et quelques singles entre 1995 et 2007.

Il faut d'abord y voir un clin d'oeil. Un club des millionaires, ça se saurait s'il y en avait à Otara, qui est l'une des banlieues les plus déshéritées d'Auckland. Une cité principalement peuplée de maoris, et qui a vu naître les frères Philip et Pauly Fuemana. La formation OMC a été créée à l'origine par Philip, qui avait fait ses armes au sein des groupes Houseparty et Fuemana. Mais celui-ci abandonna finalement le projet OMC à son frère cadet Pauly. Ce dernier s'est associé au producteur Alan Jansson pour fonder le duo rendu célèbre par le succès international "How Bizarre", extrait de l'album éponyme sorti à la fin de l'année 1995.

OMC-HowBizarre.jpgLe sommet des "tops"
Au prestigieux classement de l'Australasian Performing Right Association, la chanson "How Bizarre" fait partie des plus grandes chansons néo-zélandaises de tous les temps. Et ce ne sont pas que des mots. Entre 1995 et 2000, OMC aurait vendu entre trois et quatre millions d'albums dans le monde entier. Durant des semaines entières, le duo a squatté le sommet de la plupart des hit-parades. "How Bizarre" fut aussi le single de l'année 1996 aux New Zealand Music Awards.



Un album et une poignée de singles, dont le succès écrasant de "How Bizarre", c'est l'essentiel de ce que l'Histoire retiendra d'OMC, d'autant que son principal protagoniste, Pauly Fuemana, est décédé en janvier 2010, à l'âge de 41 ans, des suites d'une pneumonie. Suivant de peu d'ailleurs son frère aîné Philip, décédé lui aussi à l'âge de 41 ans en 2005. De ce dernier, on se souviendra par ailleurs qu'il fut l'un des premiers Polynésiens à faire une incursion dans le domaine du hip-hop et du R&B. La semaine où Pauly Fuemana est décédé, la chanson "How Bizarre" est parvenue de nouveau à se frayer un chemin dans le TOP 40 néo-zélandais.

03.01.2012

Little Bushman : une gueule, une voix

Heads-in-Grass.jpgOn a souvent dit de la scène musicale néo-zélandaise qu'elle pouvait se montrer incestueuse à ses heures. L'histoire de la formation Little Bushman en est un assez bon exemple, ses membres fondateurs ayant eu auparavant l'opportunité de se croiser au sein de plusieurs groupes d'Aotearoa (Nouvelle-Zélande en maori). Avec son blues psychédélique inventif, teinté de folk lyrique, le groupe de Wellington est parvenu à se hisser au premier plan des formations rock de Nouvelle-Zélande.


Little Bushman, c'est avant tout une gueule et une voix, celle de son chanteur charismatique Warren Maxwell, issu de plusieurs groupes phares néo-zélandais, qu'il s'agisse de Fat Freddys Drop, de Trinity Roots ou du Village Jazz Quartet. C'est au sein de cette dernière qu'il a d'ailleurs rencontré le batteur et percussionniste Rick Cranson. Pour fonder, en 2004, ce qu'il est convenu d'appeler un quartet, se sont aussi ajoutés les frangins Tom et Joe Callwood, respectivement bassiste et guitariste. Le premier opus, "The Onus of sand", verra le jour en 2005. Un premier album plus sobre que les suivants, et dans lequel se sont aussi investis deux musiciens de Fat Freddys : Lisa Tomlins et Deva Mahal. Dans ce hors d’œuvre, Warren Maxwell a troqué le sax et la guitare qu'il arborait au sein de ses formations précédentes contre un piano Rhodes. Le naturel reviendra toutefois au galop dès le projet suivant, "Pendulum", sorti en 2007 et réalisé par Lee Prebble (Phoenix Foundation). Un album qui marque le véritable envol de la formation et où les musiciens du quartet empruntent des sentiers autrefois arpentés par Jimi Hendrix, Led Zeppelin ou Cream. Car Warren Maxwell et ses acolytes sont de dignes héritiers du rock des années 70. Dignes, car ils en repoussent encore les frontières.

warren_maxwell.jpgDes concerts intenses
Pour ne rien perdre de l'intensité tapageuse des concerts qui ont fait une grande partie de la réputation de Little Bushman, le groupe met un point d'honneur, au moins au début, à enregistrer le plus possible ses disques dans les conditions du "live". Mais cela prend vite la forme d'une gageure, tant l'ensemble a su enrichir sa palette. Il faut dire que le groupe est aujourd'hui passé maître dans l'art du raffinement esthétique. De multiples strates se superposent, générant un son d'une amplitude et d'une complexité incroyables. Little Bushman ne se dévoile qu'à ceux qui s'en donnent vraiment la peine, qu'on se le dise.

"Te Oranga" au Top 20 2011
Le meilleur exemple de cette évolution est sans conteste l'album "Te Oranga", sorti en avril 2011, qui fait partie des 20 meilleurs albums néo-zélandais de l'année 2011, au classement compilé par le site Amplifier. En voici un extrait, "Big man", enregistré live à Sydney :




Little Bushman a aussi enregistré un album concert en 2009 au côté de l'Orchestre symphonique de Nouvelle-Zélande, le New Zealand Symphony Orchestra : "Live in concert with the NZSO". Ce "live" a été donné le 23 octobre 2009 sous la direction d'Hawish McKeith. Les arrangements sont signés du compositeur néo-zélandais John Psathas.

Voici, dans l'ordre chronologique, les pochettes des quatre albums de Little Bushman :

LBTheonusofsa,nd.jpgLBPendulum.jpg
littlebushmanwithNZSO.jpgLBTeOranga.jpg


LIENS SYMPA

Le site officiel de Little Bushman.

Le site MySpace du groupe.

Le site d'Amplifier pour écouter toute leur discographie (et commander éventuellement leur musique).

17.12.2011

Crowded House. Radioscopie d'une tournée

starttofinish.jpgLes aficionados de la formation australo-néo-zélandaise Crowded House ne voudront sans doute pas manquer la sortie de ce joli coffret proposé depuis peu par la société américaine Kufala, spécialisée dans la distribution d'enregistrements publics et de fameux bootlegs (et qui propose, en outre, un packaging totalement dépourvu de plastique).

D'Auckland à Denver
"Intriguer live - Start to finish", qui comprend deux CD et un DVD, retrace la récente tournée du groupe après la sortie, en 2010, de son album "Intriguer". Si le coffret a été baptisé "Start to finish", c'est parce que le DVD propose un enregistrement du tout premier concert de la tournée, filmé le 8 avril 2010 à Auckland, tandis que les deux CD offrent 22 chansons enregistrées lors du dernier show, le 9 septembre 2010, à Denver, au Colorado. Un très bon "live" d'ailleurs, avec des versions remarquables d'anciens classiques ("It's only natural", "Nails in my feet", etc.) et d'excellentes interprétations de chansons plus récentes, extraites des albums "Time on earth" et "Intriguer", notamment "Amsterdam", "Archer's arrows" ou "Don't stop now".

Pour commander
Paiement sécurisé en ligne sur Kufala.
(Environ 30 $ US + frais de port pour le coffret).

La chanson "Twice if you're lucky", de l'album "Intriguer", ici enregistrée à Londres (Hammersmith) le 9 juin 2010, dans le cadre de la tournée "Intriguer Live", un titre que l'on retrouve en ouverture du second CD :

04.11.2011

Anika Moa, fière d'être maorie

Moainblue.jpg Avec Bic Runga, Anika Moa fait partie de ces rares artistes d'origine maorie ayant obtenu un succès notable à l'extérieur de la Nouvelle-Zélande. Son quatrième album, "Love in motion", dédié à sa muse et compagne, lui a permis de ravir, en 2010, le prix de la meilleure artiste féminine aux New Zealand Music Awards. Tout un symbole !


Originaire de la région de Christchurch, Anika Moa n'a pas connu une enfance insouciante, loin s'en faut. Alors qu'elle était toute petite, son père, Tia Moa, chanteur et guitariste maori de la formation Horizon dans les années 1980, a quitté le domicile familial, laissant le soin à sa femme, Bernie, de l'élever seule. Anika Moa a souvent fait part, lors d'interviews, de souvenirs ternis par la violence familiale ambiante. Ceci explique sans doute son engagement sans cesse renouvelé en faveur des refuges de femmes victimes de violence domestique. (L'an prochain, elle prévoit encore l'organisation d'un concert pour soutenir cette cause).

S'il a débuté de manière un peu chaotique, le parcours d'Anika Moa confine aussi parfois au conte de fée. A peine sortie de l'adolescence, elle remporte en effet un prestigieux concours de chant néo-zélandais qui lui permet de décrocher la lune, ou presque : la maison de disques américaine Warner Atlantic lui propose un premier contrat et l'installe à New York. Le succès est immédiat dès la sortie de "Thinking room", album sorti en 2001, dont les ventes furent assez phénoménales (double platine).

Parmi les tubes de son premier album figuraient les chansons "Good in my head", "Falling in love again", ou encore "Youthful", dont voici le clip :





Moa.jpgL'énorme talent d'Anika Moa ne se révèle jamais autant que sur scène, où elle excelle dans l'art de divertir le public entre chacune de ses chansons. Ses concerts aux Etats-Unis se déroulent à guichets fermés et Warner pressent le coup juteux. La maison de disques américaine offre un pont d'or à l'artiste néo-zélandaise, qui, contre toute attente, refuse. La vie aux States ne lui convient pas. Son caractère bien trempé, très terre à terre, ne s'accomode pas du style de vie superficiel de starlette du showbiz. Elle décide donc de rentrer chez elle dès 2002 et se remet au travail. En 2005, toujours chez Warner, sort "Stolen hill".

Ses deux albums suivants sortiront chez Emi. A commencer par "In swings the tide", en 2007, où Anika rend notamment hommage à son père récemment décédé. Le clip suivant a été tourné à Amsterdam :





Aujourd'hui trentenaire et basée à Auckland, Anika Moa a épousé la danseuse burlesque australienne Angela Fyfe (de son nom d'artiste Azaria Universe) en février 2011. Cette dernière joue un rôle prépondérant à ses côtés : tout à la fois muse, manager à ses heures, elle est aussi depuis le mois de juillet la maman de deux petits jumeaux, et le couple n'a pas l'intention d'en rester là, Anika ayant laissé entendre qu'elle comptait bien devenir maman à son tour.

19256_Anika Moa.jpgDans son quatrième album, "Love in motion", sorti en mars 2010, Anika rend un hommage appuyé à cette femme qu'elle vénère, et dont elle ne peut imaginer d'être séparée. Enregistré en partie aux studios Roundhead de Neil Finn à Auckland, et Boatshed de Bruce Lynch à Bayswater, l'album présente une facette plus rock (et moins pop) d'Anika. Les thématiques abordées dans les chansons dévoilent aussi une plus grande maturité. "C'est la première fois que j'ai vraiment réfléchi au préalable à ce que je voulais vraiment faire", a-t-elle expliqué à la presse néo-zélandaise; "j'ai énormément travaillé en amont et nous avons enregistré l'album en seulement quelques semaines".

Le disque a été coproduit avec Andre Upston et enregistré avec son groupe composé de Chip Mathews, Feoff Maddock, Nick Gaffaney et Godfrey de Grut. La chanson "Blame it on the rain" est le second single extrait de cet album :




Artiste fortement attachée à ses origines maories, Anika Moa a aujourd'hui le projet d'enregistrer un album dans cette langue, même si cela représente un défi plus important qu'elle ne se l'était imaginé de prime abord. "Je veux adapter mon son et l'écriture pop à cette très vieille langue. Cela n'est pas facile, mais je suis certaine de pouvoir y parvenir", confiait-elle récemment à Angela Crane, du magazine néo-zélandais Good.

A noter, début novembre, vient de paraître l'album "Love in motion covers", où une dizaine de ses amis (parmi lesquels Julia Deans) ont repris les chansons de son album "Love in motion".


LIENS SYMPA :

Le site officiel de l'artiste.

Le site MySpace d'Anika Moa.

13.10.2011

Jan Hellriegel et l'optimisme du bel âge

Hellriegel.jpgElle se souvient encore de ses gigs en première partie de Jeff Buckley à Melbourne, Sydney ou Auckland. Il y eut aussi, à peu près à la même époque, les premières parties des Cure, ou de Diesel. C'est bien simple, dans les années 90, tout le monde s'arrachait la belle Jan Hellriegel. Celle qui mène de front une carrière de chanteuse et de comédienne depuis plusieurs décennies, a publié en 2009, "All grown up", qui se veut, d'après elle, un disque "résolument optimiste".


Fille de carrossier de l'ouest d'Auckland (origine qui lui vaudra d'être gentiment étiquetée "Westie" par les médias néo-zélandais), la musicienne quite sa ville natale pour Dunedin et l'université Otago dès le début des années 1980, où elle décrochera une licence en arts et lettres. C'est au côté de son frère Rob que Jan Hellriegel fait ses premières armes dans le domaine de la musique. A l'université, elle rejoint en effet le groupe de son frangin, Working with Walt, dont elle écrit et interprète la chanson "Christina" en 1985. Elle y fait la connaissance de ceux qui deviendront les musiciens de son premier véritable groupe, Cassandra's Ears : le bassiste Flick Rhind, le choriste Zan Wright, la batteuse Vanessa Anich et le guitariste Leanne Ibell. Entre 1988 et 1991, la formation enregistra deux albums plutôt bien accueillis, "Private Wasteland" et "Your estimation".

Choriste des Muttonbirds
En 1991, auréolée d'une certaine notoriété, Jan Hellriegel choisit de rentrer à Auckland pour préparer un premier album solo. Elle a le vent en poupe à l'époque et tout le monde se l'arrache : de nombreuses premières parties d'artistes illustres lui sont proposées en Nouvelle-Zélande et en Australie (Jeff Buckley, The Cure, Diesel, entre autres) et la célèbre formation néo-zélandaise Muttonbirds, dirigée par Don McGlashan, lui propose même de chanter les choeurs de son tube "Nature", en 1992 :




En marge de ces multiples collaborations, Jan continue à s'atteler au projet qui lui tient à coeur : l'enregistrement de son premier disque en solo. Baptisé "It's my sin", celui-ci sort chez Warner Records en 1993, et obtient un succès immédiat. Un second album, "Tremble", publié en 1996, consacre son talent. Le single "Manic (in a state of mind)" atteint le Top 5 des charts néo-zélandais tandis que "Geraldine", autre tube, est numéro un sur MaxTV. C'est au cours de cette même année que Jan Hellriegel reçoit le prix de l'artiste féminine la plus prometteuse aux New Zealand Music Awards. En 1998, elle quitte Warner et sort un single, "Melusine", chez Universal, tout en entamant parallèlement une carrière de comédienne. En 1999, elle apparaît ainsi dans la série télévisée "Shortland street", où elle joue le rôle de Jackie, femme victime de violences conjugales. Les projets s'enchaînent : on la voit aussi en tournée avec le jazzman Mark de Clive-Lowe à l'époque, puis elle représente la fondation du célèbre écrivain néo-zélandais Alan Duff (publié en France chez Actes Sud) pour encourager la lecture. Elle en co-écrit la chanson thème avec Dave Dobbyn et Toi Iti, "Read about it", hymne aujourd'hui toujours interprété chaque année par cent mille écoliers néo-zélandais.


Allgrownup-JanHellriegel.jpgEddie Rayner au piano dans son troisième opus
Après douze années durant lesquelles elle n'avait rien enregistré, surgit soudain, en 2009, l'album "All grown up", sans doute le plus mûr de sa carrière. Pour cet album qu'elle édite à ses propres frais sous l'étiquette maison "Blind date Records", elle s'entoure de musiciens de premier choix, à l'image d'Eddie Rayner (ancien claviériste de Split Enz). Le disque est produit par Wayne Bell aux studios Roundhead (de Neil Finn) à Auckland et mixé par le fameux Neil Baldock. L'Australien Daniel Denholm (connu notamment pour son travail auprès de Midnight Oil) signe aussi les arrangements sur trois morceaux. Un album "plein d'optimisme" qui, dit-elle, "devrait parler à tous ceux qui se sont déjà sentis au moins une fois un peu perdus au cours de leur vie ; je crois qu'on devient optimiste avec l'âge", lance-t-elle.


La chanson "2x2", extraite de l'album "All grown up" :




Jan Hellriegel est devenue, en 2010, la directrice générale du label indépendant Native Tongue, qui compte des bureaux à Auckland, Melbourne et Londres. Son catalogue comporte, entre autres, les oeuvres de Dave Dobbyn, des Datsuns ou de Don McGlashan. L'année 2010 a aussi vu, sur le label de Jan, "Blind Date Records", la publication d'une compilation des chansons de son premier groupe, "Cassandra's Ears".


LIENS SYMPA

Pour commander le dernier album de Jan Hellriegel

Pour écouter et télécharger légalement les chansons de Jan, le site d'Amplifier.

Le site officiel de l'artiste.

Son site MySpace.

12.10.2011

Aly Cook, nouvelle reine du bal country à 47 ans

alycook_cd.jpgUn premier album à 47 ans, et quel album ! Aly Cook a peut-être mis le temps, mais sa détermination aura été payante. "Brand new day" s'arrache littéralement depuis sa sortie en mars 2011, faisant de son auteur l'une des artistes les plus en vue de la scène indépendante néo-zélandaise.




Maman de trois enfants et assistante de marketing de profession, Aly Cook ne vit pas de la musique depuis très longtemps. En Nouvelle-Zélande, cependant, elle a rapidement acquis une certaine notoriété grâce à de nombreux concerts et quelques singles publiés isolément à partir de 2006. Grâce à une présence marquée sur les réseaux sociaux (notamment sur Facebook, où elle a dû créer une seconde page, la première étant déjà saturée), elle parvient, dès 2010, à créer le buzz autour d'elle. En quatre mois et six jours, elle récolte ainsi environ 20.000 $ US pour enregistrer son premier album, "Brand new day", qui sort finalement en mars 2011. Elle compte aujourd'hui parmi les artistes indépendants les plus populaires de Nouvelle-Zélande.

Entre country, folk et blues
Aly Cook 1b.jpgSi son style est apparenté à la country, il serait réducteur de l'y enfermer. Le premier extrait de son album, "Spend it", co-écrit avec le célèbre Alan Jansson d'OMC (Otara Millionaires Club, groupe d'Auckland dont la chanson "How bizarre" a caracolé en tête du Billboard américain en 1996), est mâtiné de blues. D'autres de ses chansons s'abreuvent à la pop ou au rock, un peu dans la veine de Sheryl Crow, Shania Twain ou Lori McKenna. Aly Cook n'en finit plus de recevoir les honneurs de l'industrie : finaliste des prix de composition MLT en 2007 pour sa chanson "Grow"; Female country artist of the year aux Kiwi Pro-Am Awards en 2010, chanson country de l'année avec "I wonder"... Et ce n'est sans doute pas fini : l'un des tubes de son premier album, "Midnight sun", fait place à une invitée de premier choix, l'icône de la chanson néo-zélandaise Sharon O'Neill en personne.
Pour assurer la promo de "Brand new day", Aly Cook est perpétuellement en tournée : l'Australie, la France, le Royaume-Uni (notamment les festivals Towerfest dans le Yorkshire ou la 31è édition de l'Americana International devant 70.000 personnes)... Un documentaire sur ce tour de chant planétaire fera bientôt l'objet d'un documentaire. En attendant, ceux qui ne voudraient pas rater un seul épisode de la saga Cook peuvent se connecter chaque semaine sur son site officiel pour assister aux enregistrements hebdomadaires qu'elle y propose sur kiwisofa.tv


La vidéo de "Country storm" :




LIENS SYMPA


Le site officiel d'Aly Cook

Le site MySpace de l'artiste

08.10.2011

Albums de légende. "True Colours" par Split Enz

split-enz-true-colours.jpgCe n'est pas un hasard si nous avons choisi de lancer cette rubrique "Albums de légende" avec "True Colours", cinquième opus de la formation néo-zélandaise mythique Split Enz. Cet album est en effet celui qui aura sans doute le plus contribué à faire reconnaître le rock néo-zélandais sur la scène internationale à partir de 1980.



true colors purple.jpgLa carrière de Split Enz n'a pas été immédiatement couronnée de succès. Née en 1971, la formation n'obtiendra une véritable reconnaissance qu'à partir de 1980, avec la sortie de True Colours. C'est à dire après de nombreuses années de vaches maigres, bien qu'ayant fait preuve d'une réelle créativité dès l'origine.
True Colours est sans aucun doute l'album qui marque un tournant dans la discographie du groupe. Il met en lumière les qualités de songwriter des frères Tim et Neil Finn, car la grande majorité des compositions sont de leur fait, en dehors des quelques instrumentaux écrits par le claviériste génial Eddie Rayner, à l'instar du très atmosphérique "The Choral Sea".


Une pochette aux multiples couleurs
Split_Enz_-_True_Colours.jpgL'album est aussi un collector en raison de sa pochette dessinée par Noel Crombie, par ailleurs percussionniste du groupe, mais aussi brillant designer des tenues et coiffures excentriques des membres de la formation. Pour "True Colours", Noel joue avec les formes géométriques qui laissent apparaître les lettres E N Z, pour Split Enz bien sûr, et NZ pour New Zealand, aussi. Autre originalité, la pochette se décline en de multiples couleurs : rouge, bleue, jaune, etc. Les fans les plus accros cherchant ainsi à obtenir autant de versions différentes de celle-ci.

true_colours_yellow.jpgRéalisant très vite le fort potentiel du groupe, la maison de disques Mushroom Records accompagne la sortie de l'album d'une importante campagne de pub. La chanson "I got you", écrite par Neil Finn et où l'on devine l'empreinte des Beatles, cartonne un peu partout dans le monde, arrivant en tête des charts en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Canada. Elle parvient aussi à la douzième place des charts en Grande-Bretagne et en 53ème place du Billboard américain. L'album, quant à lui, se hisse jusqu'au Top 40 en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
Ce n'est pas le seul effet de "True Colours". Grâce à cet important succès, ce sont aussi les albums antérieurs de la formation qui commencent à mieux se vendre, les nouveaux fans cherchant à explorer le passé de ce groupe jusque-là encore assez méconnu...


Le clip de "I got you", en 1980, avec un très jeune Neil Finn, qui deviendra six ans plus tard le fondateur et leader de la formation Crowded House :



06.10.2011

Julia Deans : le solo lui va si bien

Deans3.jpgC'est en découvrant les chansons du groupe Fur Patrol, basé à Wellington, que le public néo-zélandais entend parler de Julia Deans pour la toute première fois en 1996. Celle-ci est en effet la chanteuse attitrée de ce quatuor rock composé par ailleurs de Simon Braxton, Steve Wells et Andrew Bain. Un premier EP, "Starlifter", sort en 1998 sur un label indépendant de la capitale néo-zélandaise. Un essai transformé deux ans plus tard, en 2000, avec le premier album du groupe, "Pet", produit par David Long, ancien guitariste des Mutton Birds. La chanson "Lydia", qui en est extraite, permet à Fur Patrol de se hisser au sommet des charts néo-zélandais. Qui plus est, lors de la remise des New Zealand Music Awards, l'année suivante, le groupe empoche la mise, raflant un total de quatre "Tuis", l'équivalent kiwi des Victoires.


Le tube Lydia interprété "live" par Fur Patrol en octobre 2000 :



Deans1.jpgC'est à partir de ce succès que Fur Patrol se sent pousser des ailes. En ce début de nouveau millénaire, les quatre musiciens ont confiance en leur potentiel et décident d'aller s'installer à Melbourne, en Australie, où ils signent très vite avec Universal. Leur second album, "Collider", sort en 2003 en Nouvelle-Zélande et l'année suivante en Australie. Mais, explorant des ambiances plus sombres que le précédent opus, ne connaît pas le même retentissement auprès du grand public. C'est à cette époque que Fur Patrol devient trio. A la fin 2004, le guitariste, Steve Wells, choisit en effet d'aller s'établir en France pour y poursuivre une carrière de photographe. Un troisième album suivra, en 2008, "Local kid", produit par le producteur australien Tony Cohen.

L'écriture de Julia s'affirme
Deans2.jpgSollicitée par plusieurs artistes néo-zélandais pour des collaborations diverses, Julia Deans commence alors à tracer sa propre route. Le kiwi légendaire Tiki Taane lui propose notamment de participer à son album "Past, Present, Future", qui fait un tabac et reçoit de très nombreux prix. En parallèle, Julia étoffe son propre répertoire. Assez loin des ambiances de Fur Patrol, la plume de la chanteuse s'affirme. Ses ballades pop-folk s'aventurent jusqu'à la lisière du jazz. Son tout premier album solo, "Modern Fables", enregistré à Berlin, Melbourne et Christchurch, sort en 2010. Un disque qui étonne par son extraordinaire maturité. Les collaborations de la chanteuse se poursuivent. En avril et mai 2011, elle effectue notamment une tournée plébiscitée aux côtés d'une autre Néo-Zélandaise de charme, Anna Coddington.


La chanson "Modern fables", extraite de l'album éponyme publié en 2010.




LIEN SYMPA

Le site MySpace de Julia Deans.

04.10.2011

Barry Saunders, le country boy de Taranaki

Pour beaucoup de Néo-Zélandais, le parcours artistique de Barry Saunders est indissociable de l'une des plus célèbres formations country du pays, Les Warratahs. C'est avec eux qu'il a signé ses premiers grands succès. Depuis les années 1990, c'est en solo qu'il mène sa barque, son dernier projet en date, la compilation "Far as the eye can see" ayant été particulièrement bien accueillie.


barry-saunders-rot.jpgC'est à Taranaki, au sud-ouest de l'île du Nord, que le jeune Barry entend les premiers accords de musique country. Le transistor de sa mère, qui est toujours allumé dans la cuisine, crachote les ritournelles de Tom Dooley ou d'El Paso, ses premières grandes découvertes. Très tôt, son père remarque son intérêt pour la musique et lui achète une guitare. Elève à Hillmorton High, il crée son premier groupe, rêvant de suivre la trace de ses idoles, The Chants, un groupe néo-zélandais de R&B, soul et blues, mais aussi des Fab Four, dont les succès tournent depuis peu en boucle sur les ondes néo-zélandaises. Une fois encore, c'est son père qui servira de déclencheur à l'orientation qu'il donnera alors à sa vie. Un jour qu'ils travaillent tous deux chez un ami fermier, celui-ci se tourne en effet vers son fiston et lui dit : "Pourquoi ne laisses-tu pas tout tomber pour te consacrer à la musique, si c'est ça que tu aimes !" Ce sera le déclic : tout en travaillant pour les chemins de fer, Barry fonde le groupe Orange et joue des reprises des Doors dans un club, le Sweethearts. Suffisamment pour se faire remarquer car une proposition plus alléchante d'un autre club ne tarde pas. A condition "qu'il se lave et qu'il joue quelque chose de plus accessible".

L'abolition de la conscription lui donne des ailes
C'étaient les années 70, et en Nouvelle-Zélande comme dans le reste du monde, l'Histoire était en marche. Lorsque le gouvernement travailliste de Norman Kirk abolit la conscription en 1972, le jeune Barry se sent pousser des ailes. Pour la première fois de son existence, il sait qu'il deviendra musicien et décide de rejoindre l'Angleterre. A Londres, son ami, le batteur Richard Burgess, lui fait faire la connaissance de Jack McCarthy, qui dirigeait un groupe de musique traditionnelle irlandaise, les Dingle Spike. Ce dernier l'embauche comme bassiste et chanteur. Sa découverte de la musique irlandaise lui fait réaliser à quel point tout ce qu'il entend n'est pas sans lui rappeler les morceaux qui ont bercé son enfance...
De retour au pays, il se joint à la formation Rockinghorse et déménage dans la capitale où le groupe était basé. Puis, en 1980, se rend à Sydney (Australie) où il tourne abondamment avec le groupe The Tigers. Ces expériences successives confirment sans nul doute sa vocation, même si, au fond de lui, il est conscient de n'avoir pas encore trouvé sa voie en tant que songwriter. "J'avais accumulé pas mal de compos, mais je ne savais pas quoi en faire", admet-il aujourd'hui.
C'est de retour à Wellington, en 1982, qu'un nouveau tournant surviendra dans son cheminement d'artiste. C'est dans la capitale néo-zélandaise qu'il fonde The Warratahs, formation essentiellement acoustique comprenant fiddle, piano, guitare et mandoline. Le groupe enregistre ses premiers succès dans la foulée, à l'instar de "Maureen", "Fool's paradise" ou encore "Hands on my heart", dont voici la vidéo :





Saunders.jpgAprès un album de reprises baptisé "Long shadows", Barry Saunders se consacrera ensuite à son premier véritable projet en solitaire, l'album "The Weatherman", sorti en 1995. Il sera suivi par "Magnetic Field", qui reçut le Best country album award en 1998, puis par "Red morning" (2002) et "Zodiac" (2008), tous deux produits par David Long. Plus récemment, Barry Saunders a publié une compilation de ses compos préférées, intitulée "Far as the eye can see", retraçant sa carrière en solo depuis 1995. Parmi ces chansons, le tube "Rescue me" que voici :





LIENS SYMPA

Le site MySpace de Barry Saunders.

Le site du disquaire néo-zélandais Amplifier, où il est possible d'écouter les succès de Barry Saunders.