13.10.2011

Jan Hellriegel et l'optimisme du bel âge

Hellriegel.jpgElle se souvient encore de ses gigs en première partie de Jeff Buckley à Melbourne, Sydney ou Auckland. Il y eut aussi, à peu près à la même époque, les premières parties des Cure, ou de Diesel. C'est bien simple, dans les années 90, tout le monde s'arrachait la belle Jan Hellriegel. Celle qui mène de front une carrière de chanteuse et de comédienne depuis plusieurs décennies, a publié en 2009, "All grown up", qui se veut, d'après elle, un disque "résolument optimiste".


Fille de carrossier de l'ouest d'Auckland (origine qui lui vaudra d'être gentiment étiquetée "Westie" par les médias néo-zélandais), la musicienne quite sa ville natale pour Dunedin et l'université Otago dès le début des années 1980, où elle décrochera une licence en arts et lettres. C'est au côté de son frère Rob que Jan Hellriegel fait ses premières armes dans le domaine de la musique. A l'université, elle rejoint en effet le groupe de son frangin, Working with Walt, dont elle écrit et interprète la chanson "Christina" en 1985. Elle y fait la connaissance de ceux qui deviendront les musiciens de son premier véritable groupe, Cassandra's Ears : le bassiste Flick Rhind, le choriste Zan Wright, la batteuse Vanessa Anich et le guitariste Leanne Ibell. Entre 1988 et 1991, la formation enregistra deux albums plutôt bien accueillis, "Private Wasteland" et "Your estimation".

Choriste des Muttonbirds
En 1991, auréolée d'une certaine notoriété, Jan Hellriegel choisit de rentrer à Auckland pour préparer un premier album solo. Elle a le vent en poupe à l'époque et tout le monde se l'arrache : de nombreuses premières parties d'artistes illustres lui sont proposées en Nouvelle-Zélande et en Australie (Jeff Buckley, The Cure, Diesel, entre autres) et la célèbre formation néo-zélandaise Muttonbirds, dirigée par Don McGlashan, lui propose même de chanter les choeurs de son tube "Nature", en 1992 :




En marge de ces multiples collaborations, Jan continue à s'atteler au projet qui lui tient à coeur : l'enregistrement de son premier disque en solo. Baptisé "It's my sin", celui-ci sort chez Warner Records en 1993, et obtient un succès immédiat. Un second album, "Tremble", publié en 1996, consacre son talent. Le single "Manic (in a state of mind)" atteint le Top 5 des charts néo-zélandais tandis que "Geraldine", autre tube, est numéro un sur MaxTV. C'est au cours de cette même année que Jan Hellriegel reçoit le prix de l'artiste féminine la plus prometteuse aux New Zealand Music Awards. En 1998, elle quitte Warner et sort un single, "Melusine", chez Universal, tout en entamant parallèlement une carrière de comédienne. En 1999, elle apparaît ainsi dans la série télévisée "Shortland street", où elle joue le rôle de Jackie, femme victime de violences conjugales. Les projets s'enchaînent : on la voit aussi en tournée avec le jazzman Mark de Clive-Lowe à l'époque, puis elle représente la fondation du célèbre écrivain néo-zélandais Alan Duff (publié en France chez Actes Sud) pour encourager la lecture. Elle en co-écrit la chanson thème avec Dave Dobbyn et Toi Iti, "Read about it", hymne aujourd'hui toujours interprété chaque année par cent mille écoliers néo-zélandais.


Allgrownup-JanHellriegel.jpgEddie Rayner au piano dans son troisième opus
Après douze années durant lesquelles elle n'avait rien enregistré, surgit soudain, en 2009, l'album "All grown up", sans doute le plus mûr de sa carrière. Pour cet album qu'elle édite à ses propres frais sous l'étiquette maison "Blind date Records", elle s'entoure de musiciens de premier choix, à l'image d'Eddie Rayner (ancien claviériste de Split Enz). Le disque est produit par Wayne Bell aux studios Roundhead (de Neil Finn) à Auckland et mixé par le fameux Neil Baldock. L'Australien Daniel Denholm (connu notamment pour son travail auprès de Midnight Oil) signe aussi les arrangements sur trois morceaux. Un album "plein d'optimisme" qui, dit-elle, "devrait parler à tous ceux qui se sont déjà sentis au moins une fois un peu perdus au cours de leur vie ; je crois qu'on devient optimiste avec l'âge", lance-t-elle.


La chanson "2x2", extraite de l'album "All grown up" :




Jan Hellriegel est devenue, en 2010, la directrice générale du label indépendant Native Tongue, qui compte des bureaux à Auckland, Melbourne et Londres. Son catalogue comporte, entre autres, les oeuvres de Dave Dobbyn, des Datsuns ou de Don McGlashan. L'année 2010 a aussi vu, sur le label de Jan, "Blind Date Records", la publication d'une compilation des chansons de son premier groupe, "Cassandra's Ears".


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Pour commander le dernier album de Jan Hellriegel

Pour écouter et télécharger légalement les chansons de Jan, le site d'Amplifier.

Le site officiel de l'artiste.

Son site MySpace.

12.10.2011

Aly Cook, nouvelle reine du bal country à 47 ans

alycook_cd.jpgUn premier album à 47 ans, et quel album ! Aly Cook a peut-être mis le temps, mais sa détermination aura été payante. "Brand new day" s'arrache littéralement depuis sa sortie en mars 2011, faisant de son auteur l'une des artistes les plus en vue de la scène indépendante néo-zélandaise.




Maman de trois enfants et assistante de marketing de profession, Aly Cook ne vit pas de la musique depuis très longtemps. En Nouvelle-Zélande, cependant, elle a rapidement acquis une certaine notoriété grâce à de nombreux concerts et quelques singles publiés isolément à partir de 2006. Grâce à une présence marquée sur les réseaux sociaux (notamment sur Facebook, où elle a dû créer une seconde page, la première étant déjà saturée), elle parvient, dès 2010, à créer le buzz autour d'elle. En quatre mois et six jours, elle récolte ainsi environ 20.000 $ US pour enregistrer son premier album, "Brand new day", qui sort finalement en mars 2011. Elle compte aujourd'hui parmi les artistes indépendants les plus populaires de Nouvelle-Zélande.

Entre country, folk et blues
Aly Cook 1b.jpgSi son style est apparenté à la country, il serait réducteur de l'y enfermer. Le premier extrait de son album, "Spend it", co-écrit avec le célèbre Alan Jansson d'OMC (Otara Millionaires Club, groupe d'Auckland dont la chanson "How bizarre" a caracolé en tête du Billboard américain en 1996), est mâtiné de blues. D'autres de ses chansons s'abreuvent à la pop ou au rock, un peu dans la veine de Sheryl Crow, Shania Twain ou Lori McKenna. Aly Cook n'en finit plus de recevoir les honneurs de l'industrie : finaliste des prix de composition MLT en 2007 pour sa chanson "Grow"; Female country artist of the year aux Kiwi Pro-Am Awards en 2010, chanson country de l'année avec "I wonder"... Et ce n'est sans doute pas fini : l'un des tubes de son premier album, "Midnight sun", fait place à une invitée de premier choix, l'icône de la chanson néo-zélandaise Sharon O'Neill en personne.
Pour assurer la promo de "Brand new day", Aly Cook est perpétuellement en tournée : l'Australie, la France, le Royaume-Uni (notamment les festivals Towerfest dans le Yorkshire ou la 31è édition de l'Americana International devant 70.000 personnes)... Un documentaire sur ce tour de chant planétaire fera bientôt l'objet d'un documentaire. En attendant, ceux qui ne voudraient pas rater un seul épisode de la saga Cook peuvent se connecter chaque semaine sur son site officiel pour assister aux enregistrements hebdomadaires qu'elle y propose sur kiwisofa.tv


La vidéo de "Country storm" :




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Le site officiel d'Aly Cook

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08.10.2011

Albums de légende. "True Colours" par Split Enz

split-enz-true-colours.jpgCe n'est pas un hasard si nous avons choisi de lancer cette rubrique "Albums de légende" avec "True Colours", cinquième opus de la formation néo-zélandaise mythique Split Enz. Cet album est en effet celui qui aura sans doute le plus contribué à faire reconnaître le rock néo-zélandais sur la scène internationale à partir de 1980.



true colors purple.jpgLa carrière de Split Enz n'a pas été immédiatement couronnée de succès. Née en 1971, la formation n'obtiendra une véritable reconnaissance qu'à partir de 1980, avec la sortie de True Colours. C'est à dire après de nombreuses années de vaches maigres, bien qu'ayant fait preuve d'une réelle créativité dès l'origine.
True Colours est sans aucun doute l'album qui marque un tournant dans la discographie du groupe. Il met en lumière les qualités de songwriter des frères Tim et Neil Finn, car la grande majorité des compositions sont de leur fait, en dehors des quelques instrumentaux écrits par le claviériste génial Eddie Rayner, à l'instar du très atmosphérique "The Choral Sea".


Une pochette aux multiples couleurs
Split_Enz_-_True_Colours.jpgL'album est aussi un collector en raison de sa pochette dessinée par Noel Crombie, par ailleurs percussionniste du groupe, mais aussi brillant designer des tenues et coiffures excentriques des membres de la formation. Pour "True Colours", Noel joue avec les formes géométriques qui laissent apparaître les lettres E N Z, pour Split Enz bien sûr, et NZ pour New Zealand, aussi. Autre originalité, la pochette se décline en de multiples couleurs : rouge, bleue, jaune, etc. Les fans les plus accros cherchant ainsi à obtenir autant de versions différentes de celle-ci.

true_colours_yellow.jpgRéalisant très vite le fort potentiel du groupe, la maison de disques Mushroom Records accompagne la sortie de l'album d'une importante campagne de pub. La chanson "I got you", écrite par Neil Finn et où l'on devine l'empreinte des Beatles, cartonne un peu partout dans le monde, arrivant en tête des charts en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Canada. Elle parvient aussi à la douzième place des charts en Grande-Bretagne et en 53ème place du Billboard américain. L'album, quant à lui, se hisse jusqu'au Top 40 en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
Ce n'est pas le seul effet de "True Colours". Grâce à cet important succès, ce sont aussi les albums antérieurs de la formation qui commencent à mieux se vendre, les nouveaux fans cherchant à explorer le passé de ce groupe jusque-là encore assez méconnu...


Le clip de "I got you", en 1980, avec un très jeune Neil Finn, qui deviendra six ans plus tard le fondateur et leader de la formation Crowded House :



06.10.2011

Julia Deans : le solo lui va si bien

Deans3.jpgC'est en découvrant les chansons du groupe Fur Patrol, basé à Wellington, que le public néo-zélandais entend parler de Julia Deans pour la toute première fois en 1996. Celle-ci est en effet la chanteuse attitrée de ce quatuor rock composé par ailleurs de Simon Braxton, Steve Wells et Andrew Bain. Un premier EP, "Starlifter", sort en 1998 sur un label indépendant de la capitale néo-zélandaise. Un essai transformé deux ans plus tard, en 2000, avec le premier album du groupe, "Pet", produit par David Long, ancien guitariste des Mutton Birds. La chanson "Lydia", qui en est extraite, permet à Fur Patrol de se hisser au sommet des charts néo-zélandais. Qui plus est, lors de la remise des New Zealand Music Awards, l'année suivante, le groupe empoche la mise, raflant un total de quatre "Tuis", l'équivalent kiwi des Victoires.


Le tube Lydia interprété "live" par Fur Patrol en octobre 2000 :



Deans1.jpgC'est à partir de ce succès que Fur Patrol se sent pousser des ailes. En ce début de nouveau millénaire, les quatre musiciens ont confiance en leur potentiel et décident d'aller s'installer à Melbourne, en Australie, où ils signent très vite avec Universal. Leur second album, "Collider", sort en 2003 en Nouvelle-Zélande et l'année suivante en Australie. Mais, explorant des ambiances plus sombres que le précédent opus, ne connaît pas le même retentissement auprès du grand public. C'est à cette époque que Fur Patrol devient trio. A la fin 2004, le guitariste, Steve Wells, choisit en effet d'aller s'établir en France pour y poursuivre une carrière de photographe. Un troisième album suivra, en 2008, "Local kid", produit par le producteur australien Tony Cohen.

L'écriture de Julia s'affirme
Deans2.jpgSollicitée par plusieurs artistes néo-zélandais pour des collaborations diverses, Julia Deans commence alors à tracer sa propre route. Le kiwi légendaire Tiki Taane lui propose notamment de participer à son album "Past, Present, Future", qui fait un tabac et reçoit de très nombreux prix. En parallèle, Julia étoffe son propre répertoire. Assez loin des ambiances de Fur Patrol, la plume de la chanteuse s'affirme. Ses ballades pop-folk s'aventurent jusqu'à la lisière du jazz. Son tout premier album solo, "Modern Fables", enregistré à Berlin, Melbourne et Christchurch, sort en 2010. Un disque qui étonne par son extraordinaire maturité. Les collaborations de la chanteuse se poursuivent. En avril et mai 2011, elle effectue notamment une tournée plébiscitée aux côtés d'une autre Néo-Zélandaise de charme, Anna Coddington.


La chanson "Modern fables", extraite de l'album éponyme publié en 2010.




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Le site MySpace de Julia Deans.

04.10.2011

Barry Saunders, le country boy de Taranaki

Pour beaucoup de Néo-Zélandais, le parcours artistique de Barry Saunders est indissociable de l'une des plus célèbres formations country du pays, Les Warratahs. C'est avec eux qu'il a signé ses premiers grands succès. Depuis les années 1990, c'est en solo qu'il mène sa barque, son dernier projet en date, la compilation "Far as the eye can see" ayant été particulièrement bien accueillie.


barry-saunders-rot.jpgC'est à Taranaki, au sud-ouest de l'île du Nord, que le jeune Barry entend les premiers accords de musique country. Le transistor de sa mère, qui est toujours allumé dans la cuisine, crachote les ritournelles de Tom Dooley ou d'El Paso, ses premières grandes découvertes. Très tôt, son père remarque son intérêt pour la musique et lui achète une guitare. Elève à Hillmorton High, il crée son premier groupe, rêvant de suivre la trace de ses idoles, The Chants, un groupe néo-zélandais de R&B, soul et blues, mais aussi des Fab Four, dont les succès tournent depuis peu en boucle sur les ondes néo-zélandaises. Une fois encore, c'est son père qui servira de déclencheur à l'orientation qu'il donnera alors à sa vie. Un jour qu'ils travaillent tous deux chez un ami fermier, celui-ci se tourne en effet vers son fiston et lui dit : "Pourquoi ne laisses-tu pas tout tomber pour te consacrer à la musique, si c'est ça que tu aimes !" Ce sera le déclic : tout en travaillant pour les chemins de fer, Barry fonde le groupe Orange et joue des reprises des Doors dans un club, le Sweethearts. Suffisamment pour se faire remarquer car une proposition plus alléchante d'un autre club ne tarde pas. A condition "qu'il se lave et qu'il joue quelque chose de plus accessible".

L'abolition de la conscription lui donne des ailes
C'étaient les années 70, et en Nouvelle-Zélande comme dans le reste du monde, l'Histoire était en marche. Lorsque le gouvernement travailliste de Norman Kirk abolit la conscription en 1972, le jeune Barry se sent pousser des ailes. Pour la première fois de son existence, il sait qu'il deviendra musicien et décide de rejoindre l'Angleterre. A Londres, son ami, le batteur Richard Burgess, lui fait faire la connaissance de Jack McCarthy, qui dirigeait un groupe de musique traditionnelle irlandaise, les Dingle Spike. Ce dernier l'embauche comme bassiste et chanteur. Sa découverte de la musique irlandaise lui fait réaliser à quel point tout ce qu'il entend n'est pas sans lui rappeler les morceaux qui ont bercé son enfance...
De retour au pays, il se joint à la formation Rockinghorse et déménage dans la capitale où le groupe était basé. Puis, en 1980, se rend à Sydney (Australie) où il tourne abondamment avec le groupe The Tigers. Ces expériences successives confirment sans nul doute sa vocation, même si, au fond de lui, il est conscient de n'avoir pas encore trouvé sa voie en tant que songwriter. "J'avais accumulé pas mal de compos, mais je ne savais pas quoi en faire", admet-il aujourd'hui.
C'est de retour à Wellington, en 1982, qu'un nouveau tournant surviendra dans son cheminement d'artiste. C'est dans la capitale néo-zélandaise qu'il fonde The Warratahs, formation essentiellement acoustique comprenant fiddle, piano, guitare et mandoline. Le groupe enregistre ses premiers succès dans la foulée, à l'instar de "Maureen", "Fool's paradise" ou encore "Hands on my heart", dont voici la vidéo :





Saunders.jpgAprès un album de reprises baptisé "Long shadows", Barry Saunders se consacrera ensuite à son premier véritable projet en solitaire, l'album "The Weatherman", sorti en 1995. Il sera suivi par "Magnetic Field", qui reçut le Best country album award en 1998, puis par "Red morning" (2002) et "Zodiac" (2008), tous deux produits par David Long. Plus récemment, Barry Saunders a publié une compilation de ses compos préférées, intitulée "Far as the eye can see", retraçant sa carrière en solo depuis 1995. Parmi ces chansons, le tube "Rescue me" que voici :





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Le site MySpace de Barry Saunders.

Le site du disquaire néo-zélandais Amplifier, où il est possible d'écouter les succès de Barry Saunders.

03.10.2011

Don McGlashan, vétéran à la pop classieuse

don1.jpgA quel destin funeste semblent être abonnés les chanteurs néo-zélandais dans l'Hexagone ? En dépit de quelques succès qui se comptent sur les doigts d'une seule main (Crowded House, Split Enz ou... Graeme Allwright), l'essentiel de la production musicale des antipodes demeure largement méconnue de par chez nous. Un exemple flagrant : Don McGlashan, illustre inconnu en France alors qu'il s'agit d'un vénérable vétéran de la scène kiwi dont l'actualité s'est encore récemment enrichie de sa participation au projet caritatif Seven Worlds Collide, réunissant entre autres Radiohead, Wilco, KT Tunstall ou l'ex-Smiths Johnny Marr.


Virtuose de l'euphonium
Polyinstrumentiste accompli, Don McGlashan est particulièrement réputé pour son jeu d'euphonium, qui lui vaut d'être régulièrement sollicité à ce titre. (Il en a joué sur les albums de Dave Dobbyn ou Tim Finn, ou sur l'album "Time on Earth") de Crowded House. On le connaît aussi fin guitariste, notamment au sein de ses deux précédentes formations, les "Front Lawn" et "Mutton Birds". De cette vibrante carrière débutée en 1979 avec le groupe "From Scratch", on retiendra aussi sa participation à la formation avant-gardiste "Blam Blam Blam" dont le titre phare "Marsha, it's bigger than both of us" fut couronné meilleure chanson de l'année aux New Zealand Music Awards en 1982.



Deux compos inédites sur "Seven Worlds collide"
En 2009, outre la sortie de son album solo "Marvellous year", enregistré avec les Seven Sisters, Don participe à l'opération Seven Worlds Collide, la deuxième du nom, qui lui vaut de tenir le haut de l'affiche pour la seconde fois en un an. Pour cette nouvelle mouture de "Seven Worlds Collide" intitulée pour l'occasion "The sun came out", cet autre fin mélodiste néo-zélandais qu'est Neil Finn a réuni dans son studio d'Auckland, en plus des quelques stars planétaires qui avaient répondu à sa première invitation (Lisa Germano, Johnny Marr, Radiohead, entre autres), quelques autres pointures à l'image de Bic Runga, KT Tunstall ou Wilco. En résulte, au terme de trois semaines d'enregistrement, un double album étincelant qui est commercialisé au profit d'Oxfam (contre la pauvreté dans le monde). Don McGlashan y livre quant à lui deux compos inédites, les pépites "Girl, make your own mind up" et "Long time gone". Dans la veine de son premier album solo publié en mai 2006, "Warm Hand", chaudement accueilli par la critique.


La vidéo "Bad blood", extrait du deuxième album solo de Don McGlashan, "Marvellous year", en 2009.



LIENS SYMPA :

Don McGlashan sur MySpace.

Son site officiel.