12.10.2011

Aly Cook, nouvelle reine du bal country à 47 ans

alycook_cd.jpgUn premier album à 47 ans, et quel album ! Aly Cook a peut-être mis le temps, mais sa détermination aura été payante. "Brand new day" s'arrache littéralement depuis sa sortie en mars 2011, faisant de son auteur l'une des artistes les plus en vue de la scène indépendante néo-zélandaise.




Maman de trois enfants et assistante de marketing de profession, Aly Cook ne vit pas de la musique depuis très longtemps. En Nouvelle-Zélande, cependant, elle a rapidement acquis une certaine notoriété grâce à de nombreux concerts et quelques singles publiés isolément à partir de 2006. Grâce à une présence marquée sur les réseaux sociaux (notamment sur Facebook, où elle a dû créer une seconde page, la première étant déjà saturée), elle parvient, dès 2010, à créer le buzz autour d'elle. En quatre mois et six jours, elle récolte ainsi environ 20.000 $ US pour enregistrer son premier album, "Brand new day", qui sort finalement en mars 2011. Elle compte aujourd'hui parmi les artistes indépendants les plus populaires de Nouvelle-Zélande.

Entre country, folk et blues
Aly Cook 1b.jpgSi son style est apparenté à la country, il serait réducteur de l'y enfermer. Le premier extrait de son album, "Spend it", co-écrit avec le célèbre Alan Jansson d'OMC (Otara Millionaires Club, groupe d'Auckland dont la chanson "How bizarre" a caracolé en tête du Billboard américain en 1996), est mâtiné de blues. D'autres de ses chansons s'abreuvent à la pop ou au rock, un peu dans la veine de Sheryl Crow, Shania Twain ou Lori McKenna. Aly Cook n'en finit plus de recevoir les honneurs de l'industrie : finaliste des prix de composition MLT en 2007 pour sa chanson "Grow"; Female country artist of the year aux Kiwi Pro-Am Awards en 2010, chanson country de l'année avec "I wonder"... Et ce n'est sans doute pas fini : l'un des tubes de son premier album, "Midnight sun", fait place à une invitée de premier choix, l'icône de la chanson néo-zélandaise Sharon O'Neill en personne.
Pour assurer la promo de "Brand new day", Aly Cook est perpétuellement en tournée : l'Australie, la France, le Royaume-Uni (notamment les festivals Towerfest dans le Yorkshire ou la 31è édition de l'Americana International devant 70.000 personnes)... Un documentaire sur ce tour de chant planétaire fera bientôt l'objet d'un documentaire. En attendant, ceux qui ne voudraient pas rater un seul épisode de la saga Cook peuvent se connecter chaque semaine sur son site officiel pour assister aux enregistrements hebdomadaires qu'elle y propose sur kiwisofa.tv


La vidéo de "Country storm" :




LIENS SYMPA


Le site officiel d'Aly Cook

Le site MySpace de l'artiste

04.10.2011

Barry Saunders, le country boy de Taranaki

Pour beaucoup de Néo-Zélandais, le parcours artistique de Barry Saunders est indissociable de l'une des plus célèbres formations country du pays, Les Warratahs. C'est avec eux qu'il a signé ses premiers grands succès. Depuis les années 1990, c'est en solo qu'il mène sa barque, son dernier projet en date, la compilation "Far as the eye can see" ayant été particulièrement bien accueillie.


barry-saunders-rot.jpgC'est à Taranaki, au sud-ouest de l'île du Nord, que le jeune Barry entend les premiers accords de musique country. Le transistor de sa mère, qui est toujours allumé dans la cuisine, crachote les ritournelles de Tom Dooley ou d'El Paso, ses premières grandes découvertes. Très tôt, son père remarque son intérêt pour la musique et lui achète une guitare. Elève à Hillmorton High, il crée son premier groupe, rêvant de suivre la trace de ses idoles, The Chants, un groupe néo-zélandais de R&B, soul et blues, mais aussi des Fab Four, dont les succès tournent depuis peu en boucle sur les ondes néo-zélandaises. Une fois encore, c'est son père qui servira de déclencheur à l'orientation qu'il donnera alors à sa vie. Un jour qu'ils travaillent tous deux chez un ami fermier, celui-ci se tourne en effet vers son fiston et lui dit : "Pourquoi ne laisses-tu pas tout tomber pour te consacrer à la musique, si c'est ça que tu aimes !" Ce sera le déclic : tout en travaillant pour les chemins de fer, Barry fonde le groupe Orange et joue des reprises des Doors dans un club, le Sweethearts. Suffisamment pour se faire remarquer car une proposition plus alléchante d'un autre club ne tarde pas. A condition "qu'il se lave et qu'il joue quelque chose de plus accessible".

L'abolition de la conscription lui donne des ailes
C'étaient les années 70, et en Nouvelle-Zélande comme dans le reste du monde, l'Histoire était en marche. Lorsque le gouvernement travailliste de Norman Kirk abolit la conscription en 1972, le jeune Barry se sent pousser des ailes. Pour la première fois de son existence, il sait qu'il deviendra musicien et décide de rejoindre l'Angleterre. A Londres, son ami, le batteur Richard Burgess, lui fait faire la connaissance de Jack McCarthy, qui dirigeait un groupe de musique traditionnelle irlandaise, les Dingle Spike. Ce dernier l'embauche comme bassiste et chanteur. Sa découverte de la musique irlandaise lui fait réaliser à quel point tout ce qu'il entend n'est pas sans lui rappeler les morceaux qui ont bercé son enfance...
De retour au pays, il se joint à la formation Rockinghorse et déménage dans la capitale où le groupe était basé. Puis, en 1980, se rend à Sydney (Australie) où il tourne abondamment avec le groupe The Tigers. Ces expériences successives confirment sans nul doute sa vocation, même si, au fond de lui, il est conscient de n'avoir pas encore trouvé sa voie en tant que songwriter. "J'avais accumulé pas mal de compos, mais je ne savais pas quoi en faire", admet-il aujourd'hui.
C'est de retour à Wellington, en 1982, qu'un nouveau tournant surviendra dans son cheminement d'artiste. C'est dans la capitale néo-zélandaise qu'il fonde The Warratahs, formation essentiellement acoustique comprenant fiddle, piano, guitare et mandoline. Le groupe enregistre ses premiers succès dans la foulée, à l'instar de "Maureen", "Fool's paradise" ou encore "Hands on my heart", dont voici la vidéo :





Saunders.jpgAprès un album de reprises baptisé "Long shadows", Barry Saunders se consacrera ensuite à son premier véritable projet en solitaire, l'album "The Weatherman", sorti en 1995. Il sera suivi par "Magnetic Field", qui reçut le Best country album award en 1998, puis par "Red morning" (2002) et "Zodiac" (2008), tous deux produits par David Long. Plus récemment, Barry Saunders a publié une compilation de ses compos préférées, intitulée "Far as the eye can see", retraçant sa carrière en solo depuis 1995. Parmi ces chansons, le tube "Rescue me" que voici :





LIENS SYMPA

Le site MySpace de Barry Saunders.

Le site du disquaire néo-zélandais Amplifier, où il est possible d'écouter les succès de Barry Saunders.