21.03.2012
Midnight Youth en Europe en mai

La tournée annoncée cette semaine par Midnight Youth débutera sur la côte Ouest des Etats-Unis dès le 27 avril. Le groupe sera notamment à San Francisco le 1er mai puis à Los Angeles le 3 mai. En Europe, cinq concerts sont annoncés : à Berlin le 10 mai, à Amsterdam le 11 mai, à Londres le 15 mai et à Liverpool, Mecque du rock oblige, les 17 et 18 mai. La tournée se terminera en Asie, où trois concerts sont annoncés à Singapour du 22 au 26 mai.
DISCOGRAPHIE

"The Brave don't run", publié en 2009.

"World Comes Calling", sorti en octobre 2011.
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03.01.2012
Little Bushman : une gueule, une voix
On a souvent dit de la scène musicale néo-zélandaise qu'elle pouvait se montrer incestueuse à ses heures. L'histoire de la formation Little Bushman en est un assez bon exemple, ses membres fondateurs ayant eu auparavant l'opportunité de se croiser au sein de plusieurs groupes d'Aotearoa (Nouvelle-Zélande en maori). Avec son blues psychédélique inventif, teinté de folk lyrique, le groupe de Wellington est parvenu à se hisser au premier plan des formations rock de Nouvelle-Zélande.
Little Bushman, c'est avant tout une gueule et une voix, celle de son chanteur charismatique Warren Maxwell, issu de plusieurs groupes phares néo-zélandais, qu'il s'agisse de Fat Freddys Drop, de Trinity Roots ou du Village Jazz Quartet. C'est au sein de cette dernière qu'il a d'ailleurs rencontré le batteur et percussionniste Rick Cranson. Pour fonder, en 2004, ce qu'il est convenu d'appeler un quartet, se sont aussi ajoutés les frangins Tom et Joe Callwood, respectivement bassiste et guitariste. Le premier opus, "The Onus of sand", verra le jour en 2005. Un premier album plus sobre que les suivants, et dans lequel se sont aussi investis deux musiciens de Fat Freddys : Lisa Tomlins et Deva Mahal. Dans ce hors d’œuvre, Warren Maxwell a troqué le sax et la guitare qu'il arborait au sein de ses formations précédentes contre un piano Rhodes. Le naturel reviendra toutefois au galop dès le projet suivant, "Pendulum", sorti en 2007 et réalisé par Lee Prebble (Phoenix Foundation). Un album qui marque le véritable envol de la formation et où les musiciens du quartet empruntent des sentiers autrefois arpentés par Jimi Hendrix, Led Zeppelin ou Cream. Car Warren Maxwell et ses acolytes sont de dignes héritiers du rock des années 70. Dignes, car ils en repoussent encore les frontières.
Des concerts intenses
Pour ne rien perdre de l'intensité tapageuse des concerts qui ont fait une grande partie de la réputation de Little Bushman, le groupe met un point d'honneur, au moins au début, à enregistrer le plus possible ses disques dans les conditions du "live". Mais cela prend vite la forme d'une gageure, tant l'ensemble a su enrichir sa palette. Il faut dire que le groupe est aujourd'hui passé maître dans l'art du raffinement esthétique. De multiples strates se superposent, générant un son d'une amplitude et d'une complexité incroyables. Little Bushman ne se dévoile qu'à ceux qui s'en donnent vraiment la peine, qu'on se le dise.
"Te Oranga" au Top 20 2011
Le meilleur exemple de cette évolution est sans conteste l'album "Te Oranga", sorti en avril 2011, qui fait partie des 20 meilleurs albums néo-zélandais de l'année 2011, au classement compilé par le site Amplifier. En voici un extrait, "Big man", enregistré live à Sydney :
Little Bushman a aussi enregistré un album concert en 2009 au côté de l'Orchestre symphonique de Nouvelle-Zélande, le New Zealand Symphony Orchestra : "Live in concert with the NZSO". Ce "live" a été donné le 23 octobre 2009 sous la direction d'Hawish McKeith. Les arrangements sont signés du compositeur néo-zélandais John Psathas.
Voici, dans l'ordre chronologique, les pochettes des quatre albums de Little Bushman :




LIENS SYMPA
Le site officiel de Little Bushman.
Le site MySpace du groupe.
Le site d'Amplifier pour écouter toute leur discographie (et commander éventuellement leur musique).
23:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : little bushman, rock néo-zélandais, blues, te oranga, warren maxwell
17.12.2011
Crowded House. Radioscopie d'une tournée
Les aficionados de la formation australo-néo-zélandaise Crowded House ne voudront sans doute pas manquer la sortie de ce joli coffret proposé depuis peu par la société américaine Kufala, spécialisée dans la distribution d'enregistrements publics et de fameux bootlegs (et qui propose, en outre, un packaging totalement dépourvu de plastique).
D'Auckland à Denver
"Intriguer live - Start to finish", qui comprend deux CD et un DVD, retrace la récente tournée du groupe après la sortie, en 2010, de son album "Intriguer". Si le coffret a été baptisé "Start to finish", c'est parce que le DVD propose un enregistrement du tout premier concert de la tournée, filmé le 8 avril 2010 à Auckland, tandis que les deux CD offrent 22 chansons enregistrées lors du dernier show, le 9 septembre 2010, à Denver, au Colorado. Un très bon "live" d'ailleurs, avec des versions remarquables d'anciens classiques ("It's only natural", "Nails in my feet", etc.) et d'excellentes interprétations de chansons plus récentes, extraites des albums "Time on earth" et "Intriguer", notamment "Amsterdam", "Archer's arrows" ou "Don't stop now".
Pour commander
Paiement sécurisé en ligne sur Kufala.
(Environ 30 $ US + frais de port pour le coffret).
La chanson "Twice if you're lucky", de l'album "Intriguer", ici enregistrée à Londres (Hammersmith) le 9 juin 2010, dans le cadre de la tournée "Intriguer Live", un titre que l'on retrouve en ouverture du second CD :
10:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crowded house, rock néo-zélandais, intriguer live, kufala, start to finish
08.10.2011
Albums de légende. "True Colours" par Split Enz
Ce n'est pas un hasard si nous avons choisi de lancer cette rubrique "Albums de légende" avec "True Colours", cinquième opus de la formation néo-zélandaise mythique Split Enz. Cet album est en effet celui qui aura sans doute le plus contribué à faire reconnaître le rock néo-zélandais sur la scène internationale à partir de 1980.
La carrière de Split Enz n'a pas été immédiatement couronnée de succès. Née en 1971, la formation n'obtiendra une véritable reconnaissance qu'à partir de 1980, avec la sortie de True Colours. C'est à dire après de nombreuses années de vaches maigres, bien qu'ayant fait preuve d'une réelle créativité dès l'origine.
True Colours est sans aucun doute l'album qui marque un tournant dans la discographie du groupe. Il met en lumière les qualités de songwriter des frères Tim et Neil Finn, car la grande majorité des compositions sont de leur fait, en dehors des quelques instrumentaux écrits par le claviériste génial Eddie Rayner, à l'instar du très atmosphérique "The Choral Sea".
Une pochette aux multiples couleurs
L'album est aussi un collector en raison de sa pochette dessinée par Noel Crombie, par ailleurs percussionniste du groupe, mais aussi brillant designer des tenues et coiffures excentriques des membres de la formation. Pour "True Colours", Noel joue avec les formes géométriques qui laissent apparaître les lettres E N Z, pour Split Enz bien sûr, et NZ pour New Zealand, aussi. Autre originalité, la pochette se décline en de multiples couleurs : rouge, bleue, jaune, etc. Les fans les plus accros cherchant ainsi à obtenir autant de versions différentes de celle-ci.
Réalisant très vite le fort potentiel du groupe, la maison de disques Mushroom Records accompagne la sortie de l'album d'une importante campagne de pub. La chanson "I got you", écrite par Neil Finn et où l'on devine l'empreinte des Beatles, cartonne un peu partout dans le monde, arrivant en tête des charts en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Canada. Elle parvient aussi à la douzième place des charts en Grande-Bretagne et en 53ème place du Billboard américain. L'album, quant à lui, se hisse jusqu'au Top 40 en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
Ce n'est pas le seul effet de "True Colours". Grâce à cet important succès, ce sont aussi les albums antérieurs de la formation qui commencent à mieux se vendre, les nouveaux fans cherchant à explorer le passé de ce groupe jusque-là encore assez méconnu...
Le clip de "I got you", en 1980, avec un très jeune Neil Finn, qui deviendra six ans plus tard le fondateur et leader de la formation Crowded House :
18:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, rock néo-zélandais, pop, split enz, neil finn, i got you, noel crombie
03.10.2011
Don McGlashan, vétéran à la pop classieuse
A quel destin funeste semblent être abonnés les chanteurs néo-zélandais dans l'Hexagone ? En dépit de quelques succès qui se comptent sur les doigts d'une seule main (Crowded House, Split Enz ou... Graeme Allwright), l'essentiel de la production musicale des antipodes demeure largement méconnue de par chez nous. Un exemple flagrant : Don McGlashan, illustre inconnu en France alors qu'il s'agit d'un vénérable vétéran de la scène kiwi dont l'actualité s'est encore récemment enrichie de sa participation au projet caritatif Seven Worlds Collide, réunissant entre autres Radiohead, Wilco, KT Tunstall ou l'ex-Smiths Johnny Marr.
Virtuose de l'euphonium
Polyinstrumentiste accompli, Don McGlashan est particulièrement réputé pour son jeu d'euphonium, qui lui vaut d'être régulièrement sollicité à ce titre. (Il en a joué sur les albums de Dave Dobbyn ou Tim Finn, ou sur l'album "Time on Earth") de Crowded House. On le connaît aussi fin guitariste, notamment au sein de ses deux précédentes formations, les "Front Lawn" et "Mutton Birds". De cette vibrante carrière débutée en 1979 avec le groupe "From Scratch", on retiendra aussi sa participation à la formation avant-gardiste "Blam Blam Blam" dont le titre phare "Marsha, it's bigger than both of us" fut couronné meilleure chanson de l'année aux New Zealand Music Awards en 1982.
Deux compos inédites sur "Seven Worlds collide"
En 2009, outre la sortie de son album solo "Marvellous year", enregistré avec les Seven Sisters, Don participe à l'opération Seven Worlds Collide, la deuxième du nom, qui lui vaut de tenir le haut de l'affiche pour la seconde fois en un an. Pour cette nouvelle mouture de "Seven Worlds Collide" intitulée pour l'occasion "The sun came out", cet autre fin mélodiste néo-zélandais qu'est Neil Finn a réuni dans son studio d'Auckland, en plus des quelques stars planétaires qui avaient répondu à sa première invitation (Lisa Germano, Johnny Marr, Radiohead, entre autres), quelques autres pointures à l'image de Bic Runga, KT Tunstall ou Wilco. En résulte, au terme de trois semaines d'enregistrement, un double album étincelant qui est commercialisé au profit d'Oxfam (contre la pauvreté dans le monde). Don McGlashan y livre quant à lui deux compos inédites, les pépites "Girl, make your own mind up" et "Long time gone". Dans la veine de son premier album solo publié en mai 2006, "Warm Hand", chaudement accueilli par la critique.
La vidéo "Bad blood", extrait du deuxième album solo de Don McGlashan, "Marvellous year", en 2009.
LIENS SYMPA :
Don McGlashan sur MySpace.
Son site officiel.
22:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : don mcglashan, mutton birds, blam blam blam, rock néo-zélandais












